EMMANUEL ET SÉBASTIEN BRAQUET En 1966, Emmanuel Braquet, alors âgé de vingt-quatre ans, part pour l’Afghanistan. Il réalise son premier film en 1974 sur les Kurdes en Irak, en Iran et en Turquie. Depuis, Emmanuel Braquet n’a cessé de parcourir le monde et de réaliser de nombreux documentaires. En 1978, il réalise un film sur le Népal. Sur un sentier de l’Himalaya, il croise le raja du Mustang qui règne sur une petite principauté semi-autonome, enclavée dans le Népal entre 3200 et 4500 mètres d’altitude, et qui était alors totalement interdite aux étrangers. Celui-ci l’invite à lui rendre visite dans son palais de Lo Mantang lorsque l’interdit sera levé. Il lui faudra trente ans pour le réaliser avec son fils Sébastien, cinéaste et ethnologue, qui portera le rêve de son père à bout de bras. Ensemble, ils ont réussis à filmer le roi, juste avant le dernier jour de la fin d’un règne; un moment exclusif, un film unique.
Avec humour et sensibilité, Emmanuel Braquet réfléchit sur la notion d’explorateur. « Né deux siècles plus tôt, j’aurais été explorateur. Je leur rends hommage en regrettant de ne pas avoir été à leurs côtés au temps où les terres étaient à découvrir. Mais c’est dangereux, les explorateurs : ils ouvrent la voie aux missionnaires, aux commerçants, puis aux soldats et aux colons. Je préfère donc l’expression grands voyageurs — ils sont plus paisibles. Et si je n’étais qu’un voyageur qui fait des images pour apporter du rêve ? Ce n’est pas pour me déplaire. »
FILMOGRAPHIE Emmanuel Braquet2006-07 / Venise
1995-96 / L'Empire des Indes
1981-82 / Le Népal
1977-78 / Les Kurdes, de la vie nomade à la rébellion
FILMOGRAPHIE Sébastien Braquet2007-08 / Cambodge, pays du sourire